En savoir plus sur l'orpaillage

L’or est le métal précieux par excellence. Sa couleur pareille à celle du soleil, sa rareté relative et surtout ses qualités physiques (il est inaltérable) en font un métal apprécié depuis l’antiquité. Symbole d’éternité, de pouvoir, de richesse et d’amour, l’or est un métal ‘magique’ dans l’imaginaire des petits et des grands.
Il a de tout temps avivé les passions ; le désir de le posséder amenant certains hommes à tout sacrifier à sa recherche et malheureusement parfois à oublier les règles élémentaires du savoir vivre.
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L’homme connaît l’or depuis la fin de la préhistoire. Dans l’antiquité, les grandes civilisations lui accordent beaucoup d’importance. Les Egyptiens voient en lui un symbole d’éternité. Les perses quant à eux sont sans doute les premiers à frapper des monnaies en or, usage très répandu par la suite chez les grecs et les romains. Les Gaulois exploitent des mines d’or et lavent les sables des rivières bien avant l’arrivée des romains. La Gaule était d’ailleurs connue comme riche en or.
Au moyen age, les alchimistes recherchent activement la pierre philosophale sensée transformer certains métaux, le plomb en particulier, en or.
La recherche de l’or fut une des motivations de la conquête du continent américain. Certains conquistadors ramenèrent la légende de l’Eldorado, cette terre mythique située en Amérique du Sud et regorgeant d’or.
Mais l’image du chercheur d’or accroupi au bord de la rivière reste associé à la conquête de l’Ouest. En effet, le XIXème siècle en Amérique du Nord connaîtra plusieurs ‘ruée vers l’or’, d’abord vers la Californie, puis vers le Yukon au Canada.
Fin XIXème, l’or devient l’étalon monétaire, c'est-à-dire que chaque pays doit avoir l’équivalent de ses liquidités ou monnaie en or. Peu à peu le système a été abandonné mais l’or reste aujourd’hui encore une valeur refuge en période de crise .
Loin de ces extrêmes et de toute considération financière, l’orpaillage loisir, qui consiste à rechercher l’or dans les sables des cours d’eau pour son plaisir, est une activité passionnante.

L’or alluvionnaire:
La nature fait parfois le travail de l’homme. Le gel et la pluie détruisent la roche et libèrent les particules d’or. Les écoulements amènent ensuite ces particules dans les rivières. Finalement quand le courant ralenti elles sont piégées dans les sables à des endroits clés. On appelle ces emplacements des placers. C’est là que le chercheur d’or va travailler.
L’orpaillage est l’exploitation des gisements alluvionnaires. La première chose que doit donc apprendre un chercheur d’or c’est repérer d’éventuels placers. En effet le simple fait qu’un cours d’eau soit reconnu aurifère, ne signifie pas que l’or soit présent tout le long de son cours. Il faut donc apprendre à ‘lire’ la rivière.
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La recherche de placers:

On trouve généralement de l’or aux endroits où les alluvions sont pris au piège: courbes de la rivière, têtes d’île… Parfois on trouve de l’or assez loin de la rivière, là où l’eau passe seulement en période de crue. Il est à noter que dans les dépôts d’alluvions modifiés en permanence par le courant, les particules d’or, plus lourdes, s’enfonce en profondeur. En revanche, dans les placers produits par les crues soudaines, l’or se trouve en surface.
Puisque l’or natif est enfermé à l’origine dans du quartz (cailloux blancs plus ou moins translucides), il faut en retrouver sur les placers éventuels. De plus, il est inutile de chercher de l’or dans les limons (terre très fine) car les particules d’or sont microscopiques. Il est préférable de chercher parmi les galets et les sables grossiers

Il est aussi plus difficile de trouver de l’or, en montagne, là où les courants sont très forts. Par contre dans les plaines, quand la rivière ralentit, les placers sont plus nombreux.
L’or étant un métal lourd, il a tendance à tomber au fond de l’eau, et même à s’infiltrer dans les fentes des rochers. Voilà pourquoi, certains orpailleurs cherchent dans les fentes du bedrock (le fond rocheux ou argileux des cours d’eau. Dans les Cévennes, il est souvent constitué de grandes plaques rocheuses).
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Le matériel de base :

La patée dite ‘chapeau chinois’.
Le pan américain : plus facile à utiliser que la batée classique, il existe en plastique ou en métal.
La pelle indispensable pour creuser et remplir sa batée.
Le tamis peut être utile pour faire un premier tri des graviers.
On utilise aussi d’autres instruments : comme le sluice ou canal de lavage que l’on pose directement dans la rivière ou encore le berceau californien. Le but de ces différents instruments est de permettre un premier tri des éléments les plus gros. Les sables récupérés doivent être toutefois lavés à la batée ou au pan.
Il existe aussi des moyens motorisés pour extraire le sable du fond des rivières à l’aide de pompe : la drague aquatique portable ou montée sur une barge flottante.
Il faut savoir que l’on trouve de l’or dans la plupart des régions françaises. On peut toutefois citer les plus connues : les Cévennes, le limousin, les Pyrénées, le massif Armoricain…

L’or dans les Pyrénées Orientales :
Le Tech et la Têt sont aurifères ainsi que les rivières qui descendent des Aspres et des Albères.

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